Prochaine Création 2023/2024:

Carmen Sutra (titre provisoire)

Note d’intention :

Carmen Sutra est une pièce chorégraphique, joyeuse, philosophique, un solo de danse certainement féministe à la manière de Sophie Rabau, dont l’objet est le désir de liberté, la liberté de désirer.

Et si Carmen ne mourrait pas? Et si Carmen ressuscitait ? Comment dynamiter le mythe de Carmen ?

Que doit-on encore apprendre de cette histoire de liberté, de désir, de mort qui nous fascine, nous captive et nous révolte à la fois ?

Peut-on changer l’histoire tragique de cette forte fougueuse femme Carmen, l’opéra le plus joué au monde ?  

Par la danse, à la manière de Charlie Chapelin dans Burlesque on Carmen (1915), ce spectacle propose des variations dans la nouvelle de Prosper de Mérimée et dans l’Opéra de Bizet de telle sorte que Carmen ne meurt pas.

L’interprète s’inspire des personnages pour incarner leurs archétypes tentant de nous raconter à sa façon cette fulgurante histoire. Elle y déploie la sensibilité, la vulnérabilité, la sensualité et la force à travers plusieurs facettes de Carmen. Elle dévoile des états d’être au monde audacieux qui dérangent, mettant en contraste le concept de liberté fasse à la question du désir, à la question de la mort.

D’un point de vue philosophique, ce sont les désirs qui nous poussent à agir et qui nous donnent le sentiment d’être pleinement vivant. Mais quelle est la nature de nos désirs ? Comment accueillir nos désirs tout en nous libérant de la servitude des affects ? Comment cultiver et éclairer nos désirs pour accéder à la puissance de notre liberté intérieure ?

« Carmen ose défier l’autorité et se moque du regard des autres. Elle est la même dedans et dehors, seul et avec les autres. Elle vient changer les règles du jeu de l’amour. Elle vient dire : « je ne vois pas les choses comme vous, la vie n’ai pas comme vous croyez, je vis intensément chaque jour, je donne, je prends sans calcul, même si je suis une femme, parce que je suis une femme. Mon ardeur de vivre souvent dérange mais elle attire, réveille, contamine. On n’apprécie pas qu’une femme puisse refuser de se soumettre aux interdits, aux dogmes et tabous religieux pour célébrer l’amour et la vie, en elle et autour d’elle. » Jean Rousselot

L’équipe Artistique sur ce projet :

Ecriture – conception – interprétation : Blanche Bonnaud

Regard extérieur et mise en scène : en cour

Regard chorégraphique et complice : Céline Doubrovik – Bertille Lafarge – Laetitia Partenay

Création lumière : Maya Hamburger

Création sonore : en cour

Création Costume : Louise Yribarren

Administration : Nicolas Bouchet

Chargé de diffusion : en cour