L’Equipe

Le collectif

 

Blanche Bonnaud

Danseuse et joueuse depuis mon enfance, je suis une amoureuse, une chercheuse passionnée du mouvement, du vivant et des rencontres. Mon rapport au corps commence avec la grimpe d’arbres enfant, puis la gymnastique et le cirque à l’école La Balle au Bond de Beaune. Je me forme en parallèle au métier d’animatrice jeu et travaille en ludothèque pendant plusieurs années, en m’intéressant à l’anthropologie du jeu.

Je découvre à 20 ans la puissance créatrice de la danse avec la danse du serpent Kalbelia, à Paris, auprès de Simona Jovic ; je pars ensuite six mois en Inde pour l’apprendre. Ce voyage devient mon premier voyage initiatique et marque le début de ma relation sacrée avec la danse.

De retour en France, la danse contemporaine m’appelle et je me forme à Lyon avec Florance Berlie de la Cie Au Fait, puis au conservatoire de Chambéry avec Stéphanie Brun et Élise Hurtelle. Je poursuis ma formation avec le flamenco, les danses orientales, les danses folkloriques, le yoga, le contact improvisation et le BMC.

Quelques années plus tard, je découvre le clown avec Cyril Griot, la compagnie Le Bateau de Papier, Emmanuel Gill (Typhus Bronx) et Éric Blouet. En 2017, je ressens la nécessité de créer la compagnie Sans Ceinture Ni Bretelles afin d’accueillir la création Déconnectés avec Théo Chevreuil, mêlant danse et clown. Je recherche tout ce qui est danse, tout ce qui fait danse, cet art vivant qui est aussi un art de vivre.

Je deviens peu à peu chorégraphe et me passionne pour la création, l’imaginaire et l’accompagnement des autres dans la danse et dans le jeu. Je concentre mes expérimentations autour de l’élan, de l’instinct et du plaisir du mouvement. Je suis en quête d’une danse de la vitalité, débridée, entre sensibilité et puissance brute féminine ; une danse qui libère vers un lâcher-prise intime et collectif à la fois. Je travaille à partir de la transe, du tournoiement, des danses folkloriques, des rythmes, de l’espace et de l’imaginaire.

J’anime des stages et j’enseigne la danse nomade, la danse contemporaine et la danse Tagada (terme que je choisis pour illustrer mes ateliers de danse contemporaine mêlant plusieurs influences et méthodes, telles que le gaga, le yoga et le tantra). J’étudie la contagion kinesthésique de la danse dans les dancefloors et les lieux non dédiés, notamment l’espace public, à la recherche d’une danse décloisonnée, engagée et créatrice de liens. J’anime également des dancefloors ludiques, carnavalesques et sauvages.

Depuis 2017, je mène des médiations artistiques auprès des enfants, des adolescents en psychiatrie à la clinique du Grésivaudan, et des adultes en MJC, en utilisant comme outils la danse contemporaine, la danse nomade, la danse Tagada et le jeu clownesque. En janvier 2019, je cofonde le collectif Art d’Corps, dont l’objectif est la promotion de la danse et la création d’un entraînement régulier du danseur à Chambéry.

Depuis 2020, je collabore avec Stella Gaton et Céline Doubrovik autour de la création chorégraphique Jour de Bal. En parallèle, je danse avec la Cie Ru’elles dans Entrée de secours, la Cie L’Effet Railleur dans Prohibition, ainsi qu’avec la Tournée du CLAC à Vélo.

Curieuse, assoiffée et captivée par la danse depuis plus de dix ans, j’explore sans cesse de nouveaux horizons de danse et d’expression corporelle : hip-hop, swing, waacking, gaga, house, voguing, krump, yoga et tantra.

J’ai la chance de rencontrer en formation le travail de David Drouard, Michel Lecoq, Franck Micheletti, Dominique Petit, Juliette Stolzenberg, Denis Plassard, Luis Gomez, Pierre Pilate, Rachid Ouramdane, Ahmed Hammadi, David Drouan et François Chaignaud.

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Bertille Lafarge

Danseuse, chanteuse et clown en formation Bertille commence la danse très jeune enfant puis se forme ensuite avec plusieurs compagnies:
2007 : Travail artistique avec la compagnie NGC25 (répertoire, composition) Enseignants : Dominique Jardel et Naïc Manceau. 2013: Danseuse avec la Compagnie Nantaise Passage(s), encadrée par Nicolas Irurzin, stage avec Noëlle Dalsace, Matthias Groos, Sumako Koseki et Bill Young. 2014: Dans la continuité du travail chorégraphique avec la compagnie Passage(s), interventions dansées dans des écoles primaires et participation au Festival A Corps, à Poitiers. 2016: Elle intègre le conservatoire de Chambéry pour suivre un cursus pré-professionnel. 2018: Elle interviens à l’INJS pour des ateliers de danse. 2018: Interviens en collège avec la Main qui Parle. 2019: Elle cofonde le collectif Art d’ Corps avec Blanche Bonnaud et trois autres danseuses chambériennes et se forme au Clown avec la Cie La bateau de Papier.

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Céline Doubrovik

Céline est danseuse et psychomotricienne. Elle aime mêler la danse à d’autres arts. Elle pratique la musique – flûte traversière, chant lyrique, improvisation vocale, percussions corporelles – mais aussi le théâtre, et le clown.

Son parcours artistique démarre enfant, dans le Sud-Est de la France en danses africaine, jazz, contemporaine, et classique. Adolescente, elle fait partie de la Compagnie P.K. Art Movement dirigée par Pascale Klein. Après un BAC scientifique, elle obtient en

2010 son Diplôme d’État de Psychomotricienne.Travaillant au sein d’établissements spécialisés, elle utilise la danse auprès de ses patients en thérapie. Pédagogue, elle enseigne aussi la danse afro-contemporaine depuis 2012, en écoles de danse à Marseille, Chambéry, et au sein de la formation des psychomotriciens de l’ISRP Marseille.

En parallèle, entre 2009 et 2014, elle poursuit sa formation de danseuse-interprète auprès de maître de danse de renommée internationale : Koffi Kôkô en danse afro-contemporaine (à Paris, Bordeaux, Vienne AUTRICHE, Naples ITALIE, Ouidah BENIN) et Véronique Larcher (à Marseille) en danse contemporaine, classique, barre à terre, pédagogie et anatomie pour le mouvement. Entre 2015 et 2018, elle voyage en France et en Europe et rencontre le travail de différents chorégraphes avec les danseurs des compagnies : Hofesh Schechter, Sidi Larbi Cherkaoui, Akhram Khan, Kibbutz, Genom, Peeping Tom, Ultima Vez. Et passe en 2020 son Diplôme d’Étude Chorégraphique au CRR de Chambéry.

Elle développe alors ses propres projets de création mais intègre aussi différentes compagnies : Théma-Danse dirigée par Babette Gazeau en 2011, 2.12 co-fondée avec la chorégraphe Marjorie D’amora et quatre autres danseuses de 2012 à 2014, Cycloplume compagnie d’art de rue rejointe de 2013 à 2017, Matlosana pour un projet de danse-théâtre en 2017, et depuis 2019, Sans Ceinture ni Bretelles notamment autour du projet ateliers et création « Jour de Bal » à destination des EHPAD de Chambéry. Animée par les collectifs, elle s’associent avec d’autres artistes chambériens et co-fonde le Collectif de danseurs Art d’Corps en 2019 et le collectif pluridisciplinaire CLAC. Avec ce dernier elle réalise l’été 2020 une première tournée à vélo locale.

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Stella Gaton

Stella grandit à la campagne, dans le Beaujolais, entre la culture espagnole de son père et la culture allemande de sa mère. Elle entre dans le monde artistique par le dessin et la peinture qu’elle pratiquera pendant de longues années, tout en goûtant à diverses pratiques physiques comme le patinage artistique ou la danse classique espagnole à Cordoue.  Jusqu’à ce que l’appel de la danse, devienne une nécessité, incontournable. En 1999, alors âgée de à 22 ans, après des études d’histoire à Paris, elle décide de se former professionnellement à la danse, à l’école Hallet Eghayan à Lyon (formation classique et contemporaine), puis auprès de Kilina Cremona. Après 4 ans de formation commencent alors les premières interventions scéniques avec la Cie Zigrolling en spectacles de rue sur agrès.
Puis elle retourne à Paris où elle multiplie les stages et pratiques corporelles auprès de chorégraphes aux pratiques très variées (danse thaïlandaise avec P. Klunchun, danse Kathakali avec S. Balakrishnan, danse africaine auprès de Germaine Acogny et M. Nyakam). Elle s’initie au travail de la voix avec Georgina Aguerre, puis en danse/rue avec P. Doussaint.
Deux femmes chorégraphes vont marquer son parcours profondément: Denise Namura en danse/théâtre et Laura de Nercy en conscience du corps entre horizontal et vertical et jeux avec les mots et l’être.
C’est en 2006 qu’elle va rencontrer la Cie Les Passagers, qui représente sa première grande famille de danse avec laquelle elle va travailler et parcourir le monde pendant plus de 7 ans dans son univers de danse verticale mêlant peinture et théâtre. Suivent alors quelques participations avec d’autres compagnies en spectacle de rue comme la Cie Retouramont, la Cie Off, la Cie Transe-Express.

En 2018, son parcours prendra un tournant majeur avec la rencontre d’Henri Chays à qui elle s’associe pour développer le swing à Chambéry avec la Cie Chambéry Swing. En 2019, avec 5 autres danseuses de son nouveau lieu de vie, elle cofonde le Collectif Art d’Corps. Collectif avec lequel elles vont développer un espace de danse laboratoire et un entraînement régulier du danseur à Chambéry. C’est également avec cette nouvelle famille de danse, à Chambéry, que Stella s’initie aux joies du clown auprès de la Cie Bateau de Papier. Et c’est en compagnie de ce groupe enjoué et riche en fantaisie qu’elle travaille au projet Jour de Bal en relation avec les personnes âgées.

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Flora Chenevier 

Originaire d’Annecy, Flora évolue depuis l’enfance dans un univers artistique pluridisciplinaire où le corps et le mouvement occupent une place centrale. Dès l’âge de trois ans, sa mère l’inscrit à des cours d’arts plastiques à l’école d’art d’Annemasse. Très tôt, elle grandit entre danse, théâtre, musique et pratiques sportives, dans une recherche instinctive du mouvement et de l’expression de soi.

Elle explore différentes formes de danse : africaine, contemporaine, orientale, moderne jazz et participe à plusieurs stages. Mais c’est la découverte des danses urbaines qui la touche profondément, les rencontres, les battles, les entraînements et toute l’énergie collective qui gravite autour de cette culture. Elle poursuit ensuite cette exploration au Conservatoire d’Annecy.

La danse devient rapidement un langage central dans son parcours. Elle développe une forte attirance pour l’improvisation, pour cette manière de créer dans l’instant, à l’écoute du corps, du groupe et de l’énergie collective. Parmi les univers chorégraphiques qui l’inspirent profondément, l’esthétique d’Hofesh Shechter occupe une place particulière, pour sa physicalité brute, sa puissance organique et son rapport viscéral au mouvement.

Parallèlement, Flora suit un cursus théâtre en horaires aménagés, découvre le théâtre d’improvisation, pratique la musique à travers le piano, la batterie et les percussions, et poursuit un travail en arts visuels autour du dessin, de la couture et des arts plastiques. Pendant son baccalauréat littéraire spécialité arts plastiques, elle continue à explorer les pratiques artistiques à l’école d’art d’Annecy et participe à un projet d’exposition à La FabriC – Fondation d’Art Contemporain Salomon autour du corps féminin.

Passionnée par le corps et ses mécanismes, elle intègre STAPS en 2019. Elle y développe un intérêt particulier pour l’anatomie et l’étude du mouvement, tout en poursuivant différentes pratiques physiques et artistiques.

Entre 2022 et 2024, elle réalise un BTS Communication en alternance à l’Office de Tourisme des Alpes du Léman puis à l’Auditorium Seynod. À l’Auditorium, elle découvre une programmation contemporaine et accessible qui résonne particulièrement avec sa sensibilité artistique. Elle poursuit ensuite avec une Licence Professionnelle Gestion de projets et de structures artistiques et culturelles en alternance à Malraux Scène nationale (2024-2025).

Au fil du temps, Flora ressent le besoin de se rapprocher directement des artistes et des processus de création. C’est ce qui l’amène progressivement vers la production et la diffusion. Depuis janvier 2026, elle travaille avec la compagnie Sans Ceinture Ni Bretelles sur des missions de production, diffusion et communication, avant de rejoindre deux autres compagnies.

Elle affectionne particulièrement le fonctionnement des petites équipes, les dynamiques collectives et les espaces où chacun peut être force de proposition. Elle aime les métiers “couteau suisse”, où aucune journée ne se ressemble, où l’on passe de l’organisation d’une tournée à la coordination d’un projet, d’un échange avec un artiste à une réflexion stratégique. Elle apprécie particulièrement l’émulation de groupe, les aventures collectives et le travail au plus proche des artistes.

Rêveuse avec une forte âme entrepreneuse, Flora a longtemps eu envie de faire mille métiers différents avant de comprendre que ce qui la traverse depuis toujours reste le besoin de créer du lien. Elle aime imaginer des espaces de rencontre, des projets collectifs et des endroits où les artistes, les idées et les énergies peuvent circuler librement.